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28 juin 2021

Le transport des composants du Tokamak ITER : un vrai défi logistique !

Démontrer que la fusion (i.e. l'énergie du soleil et des étoiles) peut être utilisée sur terre comme source d'énergie à grande échelle, non émettrice de CO2, pour produire de l'électricité : c’est toute l’ambition du projet ITER. Un projet visionnaire où chaque pays contributeur fabrique des pièces du réacteur expérimental appelé TOKAMAK qui sont assemblées dans notre région Provence-Alpes-Côte d’Azur à Saint-Paul-Lez-Durance. Ainsi, des pièces gigantesques commencent donc à affluer du monde entier depuis quelques années et l’organisation internationale ITER Organization (IO) peut compter sur les infrastructures du port de Marseille Fos pour relever les défis logistiques qu’impliquent l’arrivée de ces composants hors normes.


ITER est sans doute le programme international de recherche le plus ambitieux jamais mis en place, comme aime à le rappeler régulièrement Bernard Bigot, Directeur Général d’ITER Organization (IO). Ce programme entend ouvrir la voie à l’utilisation massive d’une source d’énergie nouvelle – la fusion de l’hydrogène, à l’œuvre depuis des milliards d’années au cœur du soleil et des étoiles. Le projet ITER est l’aboutissement de plus...

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Auteur

Docteur en Mécanique, Jean Marc Martinez (ECM 2001) a orienté ces premières activités de R&D dans la modélisation du comportement des matériaux et plus particulièrement sur le cas complexe des élastomères pour Airbus Helicopters. C’est en 2007 qu’il s’est ensuite orienté vers le monde de la fusion où il fut pendant 10 ans responsable de la tenue mécanique de la chambre à vide qui compose la première barrière de confinement du Tokamak ITER : une intégrité structurelle à garantir compte tenu d’un environnement nucléaire extrêmement rigoureux et réglementé pour des chargements en opération de type multi-physique (thermique, pression et électromagnétique) combinés à des évènement sismiques et d’autres éventuels accidents. Depuis 2017, il est responsable du suivi de fabrication et de l’approvisionnement des composants de la chambre à vide provenant de pays tels que l’Italie, l’Allemagne, la Corée du Sud et l’Inde.
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