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28 juin 2021

Le plasma : un défi scientifique et technique pour l’instrumentation

C’est sous le soleil de Provence que le Tokamak WEST permet d’expérimenter la fusion nucléaire au CEA de Cadarache et qu’ITER, son grand voisin, brillera prochainement. Chauffant le plasma (gaz entièrement ionisé) à 150 millions de degrés Celsius, ITER, tel un soleil miniature, fusionnera des isotopes d’hydrogène en hélium, ouvrant le chemin (iter en latin) vers une nouvelle source d’énergie sûre et non-émettrice de gaz à effet de serre. Mais comment mesurer les paramètres du plasma dans ces conditions ? C’est un des grands défis que doit surmonter le projet ITER. Explications avec Roland Sabot (ECP 91).


Mesurer là où c’est impossible

Pour contrôler et caractériser un plasma de fusion magnétique, il faut mesurer de nombreux paramètres dont la température très élevée et la densité très ténue (1m3 de plasma pèse moins d’un milligramme). Impossible pourtant de plonger un instrument de mesure dans le cœur du plasma, la chaleur le détruirait instantanément. On utilise donc les émissions directes ou induites de particules ou d’ondes électromagnétiques. Presque tout le spectre...

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Auteur

Roland Sabot (ECP 91), PhD ECP, travaille sur la fusion depuis son diplôme. Il est actuellement responsable scientifique d’instruments micro-ondes et laser sur le tokamak WEST du CEA Cadarache. Il préside aussi le comité de validation et de traitement des mesures.
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