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Association des Centraliens de Lyon

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Léa Ghanem
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12 novembre 2018

Léa Ghanem : major de promo, basketteuse et tchoukballeuse !

Lors de ses études à Centrale Lyon, Léa Ghanem (ECL 2012) a marqué les esprits et un paquet de paniers aussi. Basketteuse, entraîneur de l'équipe 3 masculine de la discipline à l'ECL, elle est également sortie major de sa promo. Une réussite qui l'a poursuivie après son diplôme puisqu'elle fut à deux doigts de participer au championnat d'Europe de Tchoukball avec l'Equipe de France. Vous ne savez pas ce qu'est le Tchoukball ? Léa vous explique tout ça maintenant !


Basketteuse, coach de l'équipe masculine de basket... ton passage à l'ECL a été pour le moins sportif. Quelle place a eu le sport pendant ta formation à Ecully ?

Le sport et l'ECL vont de pair dans mes souvenirs. Le sport a été omniprésent tout au long de ma formation: lundi 2h d'entrainement; mardi 2h d'entrainement; mercredi 1h d'entrainement; jeudi les matchs; vendredi repos, samedi basket encore.  Premier jour à Centrale, premier dîner de bienvenue, je me suis faite mes premières amies qui recrutaient pour l'équipe de basket ball. Dans la foulée de ce dîner, je suis présentée à un 2A qui est libanais et pratique le basket aussi... 9 ans plus tard nous voila mariés...
L'opportunité de coacher l'équipe 3 masculine a également eu un énorme impact sur mon parcours. Cela m'a appris à organiser les entraînements en avance, à savoir motiver et gérer une équipe et s'adapter aux différents niveaux et caractères. Cela m'a surtout appris à m'adapter aux différentes situations; en match il faut savoir prendre des décisions rapidement et changer de stratégie si nécessaire.

Quels sports as-tu pratiqués/découverts lors de tes études à Centrale Lyon ?
A Centrale Lyon je pratiquais le basket ball quotidiennement. J'ai pu découvrir d'autres sports également mais aucun n'a fait concurrence au basket.
Les inter-étages étaient une bonne occasion aussi de s'essayer aux autres sports : handball et volley ball c'était bon. Le rugby par contre ça n'a jamais vraiment été pour moi.
 
Comment gérais-tu ton temps entre tes obligations scolaires et sportives ? Du genre à passer plus de temps sur les parquets qu'à la bibliothèque à réviser ?
100% à passer plus de temps sur les parquets qu'à la bibliothèque. J'assistais à tous mes cours mais une fois les cours finis, c'était direction gymnase ou sortie avec les amis. J'avais la chance de travailler à la bibliothèque, c'était donc l'occasion studieuse de la semaine. 
 


Le cliché veut que le sport fasse partie de la formation d'ingénieur à Centrale Lyon surtout dans le rapport autres. Qu'en penses-tu ? Le sport t'a t-il vraiment appris des choses (sur toi ou sur les autres) qui te servent dans ton boulot aujourd'hui ? 

Le cliché est là pour une raison. Ayant pratiqué un sport d'équipe j'adhère à ce cliché. Le sport m'a appris à m'adapter aux différents caractères, à trouver des compromis pour le bien de l'équipe, à persévérer et me motiver malgré les défaites... En tant que coach, cela m'a donné de l'assurance et m'a appris à gérer une équipe, à apprendre à reconnaître les atouts de chacun, à pressentir leurs états d'esprits pour savoir en tirer profit en match...
 
Et dans ton travail aujourd'hui ?
Cela me sert énormément dans mon travail. En tant que manager, je le mets en pratique tous les jours. Je le remarque également avec les membres de mon équipe, ceux qui ont pratiqué une activité sportive dans leur parcours ont souvent un meilleur esprit collectif. Je me rappelle d'une phrase qu'une des personnes de mon équipe me disait lorsqu'elle aidait son collègue: "a team is as good as its weakest member" (c'est le plus faible membre d'une équipe qui détermine le niveau de l'équipe). Et c'est un adage que j'utilise tous les jours pour encourager mes collaborateurs à partager entre eux et à toujours se pousser collectivement.Cela apprend également un autre style de management plus participatif car au basket il est rare de pouvoir gagner tout seul, et il en va de même dans le monde de l'entreprise


Qu'est-ce qui provoque le plus de joie chez toi : sortir major de sa promo (une réussite individuelle), ou soulever un trophée avec ton équipe de basket ? Te sens-tu l'âme d'une compétitrice  (dans le boulot et en dehors) ? - Si oui, comment gères-tu la défaite ?
Question difficile... J'avoue que j'ai quand même été très fière en découvrant que j'étais major de promo, mais le sport a beaucoup contribué à ma note aussi :)
Je me sens l'âme d'une compétitrice mais beaucoup plus en dehors du boulot. Au travail je veux toujours aller de l'avant et donner le meilleur de moi, j'accepte les défaites et les considère comme une opportunité pour apprendre de mes erreurs et m'améliorer pour les prochaines fois. Mais dans la vie privée, je veux toujours gagner et je suis souvent mauvaise perdante même si je travaille dessus.
 


Certains sportifs se métamorphosent sur un terrain (un timide se transforme en gouailleur et chef d'équipe). Est-ce ton cas ?
Je pense que c'est à travers le sport que j'ai découvert mon côté de leader/entraîneur. Jusqu'alors j'étais assez timide et j'étais surtout connue pour être une bonne élève et c'est tout. Grâce au sport, j'ai pu sortir de ce cliché et m'épanouir sur le terrain et en dehors.


Il parait que tu as failli participer à une compétition internationale de Tchoukball. Raconte-nous ça ! 

Commencer une activité professionnelle est souvent synonyme de sacrifice sportif. Je voulais continuer le basket mais à Paris cela s'est avéré difficile avec mes horaires. En discutant avec un ancien Centralien de Lyon, il m'a proposé de le rejoindre à ses entraînements de tchoukball : un jeu d'équipe mixte, avec la possibilité de marquer des 2 cotés du terrain (ce qui demande une sacré gymnastique d'esprit) et avec des règles très strictes en termes de nombres de passes, nombres de pas... et bien sûr un petit trampoline pour s'amuser davantage.
 
Quelles en sont les règles ?
Le tchoukball est un jeu d'équipe qui a été inventé par un médecin suisse dans l'idée de limiter les blessures. On marque des points en faisant rebondir un ballon sur un mini trampoline incliné placé aux extrémités du terrain. Le seul moyen d'empêcher l'équipe adverse de marquer et de rattraper le ballon après qu'il ait rebondi sur le trampoline mais avant qu'il ne touche le sol. Les genouillères sont cruciales! J'ai été attirée par le côté pas prise de tête et égalitaire de ce sport. Au bout d'un an, j'avais acquis un niveau acceptable et vu que le sport n'est pas encore tellement pratiqué, j'aurais pu rejoindre "l'équipe de France" mais malheureusement le timing du championnat d'Europe puis le manque de financement du championnat du monde, ont fait que mon expérience en équipe de France se résume à quelques entraînements.
 
 
Aujourd'hui, as-tu encore le temps de pratiquer du sport ?
Je ne m'imagine pas vivre sans pratique un sport. Il m'a fallu du temps pour retrouver un sport d'équipe car au UK les filles ne jouent pas au basket ball mais plutôt au netball qui est une version plus soft qui ne m'attirait pas. Au quotidien, je fais du vélo et je vais à la salle de sport 3 fois par semaine et depuis 1 an je me suis également mise au volley ball. Je n'y avais jamais vraiment joué mais le plaisir de se retrouver à nouveau dans une équipe est suffisant pour relever tous les défis.

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