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Neopolis
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26 septembre 2019

Neopolis : le premier Monopoly sur smarphone qui transforme les villes en terrain de jeu

Le 27 et 28 septembre prochains ont eu lieu à Montréal la finale du Startup Challenge 2019 qui récompense les projets les plus innovants des jeunes entrepreneurs de l’ECL et de l’EmLyon. Pour l’occasion, nous avons rencontré Roland Lamidieu (ECL2014), vainqueur de la précédente édition, qui nous explique la mue de son projet d'origine vers Neopolis : une application multijoueur pour smartphone inspirée du Monopoly qui transforme les villes en gigantesque terrain de jeu.

 


Bonjour Roland. Il y a un an, tu remportais le Startup Challenge 2018 avec le projet Trebuchet. Aujourd’hui, tu sembles être passé à autre chose avec l’application Neopolis. Explique-nous comment s’est fait la transition.

Ce sont effectivement 2 projets qui, de prime abord, n’ont pas grand-chose en commun. Pourtant les deux sont liés. Avec Trebuchet, l’idée était de proposer une plateforme pour aider les clients à trouver facilement des freelances afin de développer leurs applications mobiles. En travaillant sur ce projet, je me suis rendu compte que les applis de jeu étaient de loin celles avec le plus fort potentiel, que ce soit sur le plan de la diffusion que du modèle économique. Un des avantages des applications de jeux, c’est qu’elles ne nécessitent pas énormément de ressources pour les développer. Avec mes 2 associés, on a commencé à réfléchir à un jeu que l’on pourrait proposer sur mobile, tout en continuant à travailler sur Trebuchet qui restait alors notre priorité.


Comment vous est venue l’idée de Neopolis ?

Tout a commencé un jour où mes 2 associés et moi, nous baladions en ville. On plaisantait sur l’idée de lancer un RISK multijoueur sur smartphone. On imaginait plein de possibilités. Ça partait dans tous les sens, mais avec comme fil conducteur, l’envie de proposer un jeu de société qui se superpose au monde réel. En blaguant, on se disait qu’on adorerait que quelqu’un imagine ce genre d’application… sans penser une seconde qu’on allait pousser l’idée jusqu’à la réaliser. Progressivement, l’idée a germé de proposer un Monopoly sur smartphone à taille réelle et multijoueur. On en a parlé autour de nous, et comme ça semblait plaire à pas mal de monde, on a commencé à se dire qu’on tenait peut-être là un filon à explorer.

 

Quand avez-vous vraiment décidé de vous consacrer à 100 % à ce projet plutôt qu’à Trebuchet ?
Nous n’étions pas encore sûrs de la pertinence du projet qui je le rappelle, n’était au début qu’une blague entre copains. Il fallait tester le concept du jeu à plus grande échelle. On a donc décidé de réaliser une vidéo teaser du jeu. On a acheté des bouts de films de Lyon filmés par drones sur lesquels on a intégré des petits drapeaux qui flottaient au-dessus des bâtiments de la ville. La vidéo s’achevait sur une accroche qui annonçait la date de lancement de l’appli… alors que nous n’avions pas le début d’une idée de la façon dont on allait s’y prendre. Résultat, rien que sur Linkedin, la vidéo a été vue plus de 250 000 fois, avec plus de 3000 commentaires, tout ça uniquement grâce au bouche à oreille. C’est là que, vraiment, nous avons décidé de nous consacrer à plein temps au développement de Neopolis.


Si je récapitule, Neopolis est donc une sorte de Monopoly multijoueur qui se joue sur smartphone. Mais concrètement, ça donne quoi ?

Concrètement, tous les joueurs d’une même ville jouent la même partie. Ils se déplacent et visitent différents lieux et bâtiments qui leur permettent de gagner des ressources et des points d’expérience. Avec ce capital, chaque joueur peut acheter selon un système d’enchères, les bâtiments encore disponibles dans le jeu (ndr. qu’aucun autre joueur n’a donc encore acheté). Le but de Neopolis est de se créer le plus gros patrimoine de la ville en explorant ses nouveaux lieux. Il y a finalement très peu de place laissée au hasard. Seules les cartes chances ajoutent une touche d'aléatoire. Elles permettent par exemple d’améliorer le rendement d’un bâtiment, de le réparer, ou au contraire de détériorer celui d’un autre joueur. Pour le reste, Neopolis récompense l’assiduité et le mérite des joueurs, avec des classements par ville et des récompenses à la clé.

 

Que se passe t-il si un joueur passe à proximité d’un de mes bâtiments ? Comme au Monopoly, il doit me payer un loyer ?

On a imaginé un système un peu différent car on ne voulait pas que cela devienne un frein à explorer la ville. Quand un joueur passe devant une de mes propriétés, je touche une sorte de loyer qui m’est versé par le jeu et non par l’autre joueur, qui peut donc poursuivre son exploration de la ville tranquillement.

 

L’appli a déjà connu 2 phases de beta test. Quels retours et enseignements en avez-vous tiré ?

La première beta s’est déroulée en mars dernier à Lyon pendant un mois. Elle a réuni près de 1000 joueurs. La bonne surprise fut de constater que la partie exploration de la ville était une mécanique importante. Beaucoup de joueurs modifiaient leurs trajets quotidiens pour récupérer des points et des cartes du jeu. Leur implication allait au-delà de nos attentes. D’un point de vue technique, on a relevé beaucoup de choses à améliorer, notamment afin d’être en mesure d’adapter la capacité des serveurs en fonction des heures de la journée, les pics de connexions étant très concentrés, le matin en allant au travail ou en cours, et en fin de journée au moment de rentrer chez soi. Nous avons revu complètement notre copie avant de lancer la deuxième beta qui a eu lieu cet été dans 4 villes : Lyon, Marseille, Bordeaux et Toulouse. La prochaine étape, c’est le lancement national de Neopolis prévu le 3 octobre prochain !

 

 


Quel est précisément ton rôle dans le trinôme à l’origine de Neopolis ?

Je suis le responsable du produit d’un point de vue technique avec notamment le développement de toute la partie front-end. Je gère également une petite équipe de 2 développeurs, un qui m’accompagne sur le front (ndr. ce que voit l’utilisateur), et l’autre spécialisé sur le back-end, et notamment la gestion serveur.

 

Qu’as tu appris à Centrale Lyon qui t’a le plus aidé dans cette aventure?

A Centrale, on a l’habitude de travailler en mode projet. Cela permet de définir des objectifs clairs, de gérer les priorités, et d’analyser rapidement les solutions qui se présentent à nous pour ne retenir que la plus pertinente… Les cours de programmation m’ont également aidé au départ, même si je me suis beaucoup formé tout seul sur Internet. Centrale Lyon nous apprend à apprendre. C’est un vrai atout quelque soit le domaine dans lequel on travaille ensuite.

 

Parlons un peu d’argent et pas uniquement de billets de Monopoly. Quel est le modèle économique de Neopolis ?

On mise sur la publicité dans le jeu. Pendant ses parties, le joueur ne peut au départ interagir qu’avec des objets qui se trouvent à proximité. Sauf s’il accepte de regarder sur son smartphone une courte publicité vidéo, ce qui lui permet d’augmenter son rayon d’action à 50m autour de lui. La pub n’est donc pas obligatoire et non subie par l’utilisateur qui y trouve aussi une récompense. C’est également intéressant pour les annonceurs qui souhaitent diffuser largement leurs publicités.

 

Prochaine étape, le 03 octobre pour le lancement national de Neopolis ?

Exactement, l’application sera disponible sous Android et ios dès le 03 octobre. Vous pouvez également nous retrouver sur notre page web : https://www.neopolisgame.com/ et sur Facebook : https://www.facebook.com/neopolisgame/

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