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07 mai 2020

La dynamique et les ressorts du NewSpace

14 février 2020, course à tombeau ouvert dans les grands espaces texans. Alors qu’il me conduit vers le complexe de test et de fabrication de Firefly Aerospace, à Briggs, une trentaine de kilomètres au nord du siège de la start-up basé à Cedar Park, Eric Salwan - Directeur du développement commercial de la société américaine Firefly Aerospace - parle peu, mais bien. Il me résume l’état d’esprit dans lequel les employés se trouvent : il n’est plus l’heure de tergiverser, il faut hâter les tests et procéder au lancement inaugural d’Alpha dans les meilleurs délais.


Des lancements contractualisés avant même le premier vol

Développé par Firefly Aerospace, ce lanceur affiche des caractéristiques qui le positionnent dans un segment de marché intermédiaire, entre les microlanceurs du type Electron de Rocket Lab, conçu pour l’emport de smallsats, et les lanceurs plus lourds dimensionnés pour satisfaire l’essentiel de la demande, à l’instar du Falcon 9 de SpaceX.

Mais encore faut-il placer l’engin sur son pas de tir et transformer les...

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Auteur

Arnaud Saint-Martin est chargé de recherche au CNRS, en sociologie des sciences et techniques,
et particulièrement des activités et technologies spatiales. Il mène actuellement une enquête sur
l’émergence du NewSpace. Il étudie les développements de modèles d’organisation privés et
d’entrepreneuriat techno-scientifique, lesquels promettent une transformation radicale de l’économie
politique du spatial. Parmi ses dernières publications, un ouvrage collectif codirigé avec Ivan Sainsaulieu :
L’innovation en eaux troubles : science, technique, idéologie (Éditions du Croquant, 2017).
Il codirige la revue d’études des sciences Zilsel, Science, Technique, Société.
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