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Association des Centraliens de Lyon

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11 mars 2019

La Blockchain et le monde de l’art

Source d’inspiration pour les artistes, la blockchain ouvre également de multiples perspectives au marché de l’art. On pourra acheter des oeuvres avec des cryptomonnaies, établir des registres globaux de toutes les transactions ou encore utiliser les smart contracts pour garantir la sécurité et traçabilité des ventes. Explications avec Bertrand Scache (ECP86), CTO de Monart, première plateforme mondiale de blockchain consacrée à l’art.


Le monde de l’art est réputé opaque, géré de façon non transparente par un petit nombre d’acteurs, galeristes de renom, critiques d’art et experts, seuls à même d’authentifier des oeuvres, de suivre leur vie et de leur attribuer une valeur.

La blockchain peut dans ce cadre jouer son rôle d’un registre de transactions distribué, transparent et infalsifiable. À partir de l’identification initiale d’une oeuvre sur la blockchain, puis des enregistrements successifs de toutes les transactions, se constitue ainsi un cahier de bord d’une oeuvre.

De nombreuses start-up tentent de répondre à cet usage, de l’historique Ascribe dès 2013 aux plus récentes Verisart ou ArtChain Global. Reste que la validité de l’enregistrement initial de l’oeuvre impose la confiance dans l’acteur l’ayant réalisé, et dans son processus d’authentification. 

Les smart contracts pour sécuriser les ventes

Une fois l’oeuvre enregistrée de façon authentique sur la blockchain, le « smart contract » permet de gérer sous forme entièrement dématérialisée les multiples
transactions possibles sur cette oeuvre : transfert de propriété, permanente ou temporaire, multipropriété d’une oeuvre individuelle ou d’une collection, création de produits dérivés (impressions…), vente aux enchères.

Seuls la puissance du langage de ces smart contracts et la capacité des développeurs spécialisés à mettre au point ces différents types de transaction limitent le champ des possibles. Là encore, la confiance dans ces transactions vient de la capacité à prouver la validité formelle et légale de ces smart contracts. De nouveaux enjeux pour les systèmes de preuves de programme, les auditeurs et les juristes spécialisés !

Valoriser le talent des artistes 

Le marché de l’art est aussi un marché financier, dont les performances sont supérieures à la plupart des marchés actions ou autres. La valeur créée par la croissance
du marché n’est cependant que faiblement captée par ceux qui en sont à l’origine, les artistes eux-mêmes. D’où l’émergence de cryptomonnaies spécialisées sur le marché
de l’art.

Ces cryptomonnaies sont alors capables de rémunérer les artistes pour toutes les transactions dérivées, ainsi que les acteurs ayant contribué à la valorisation des
oeuvres par leurs recommandations ou curations. Plusieurs start-up telles qu’Artex, Artlery ou Monart abordent l’ensemble de ces usages de façon intégrée, en créant différents types de tokens adaptés à chacun.

Enfin, les artistes se sont emparés de la blockchain comme d’une nouvelle technique pour créer. Plantoid, élaborée par Primavera de Filippi, est un exemple
d’oeuvre fondée sur la blockchain. Cette plante de forme hybride, physique et numérique, est capable de se reproduire elle-même, en activant un smart contract exécuté
sur la blockchain Ethereum, lorsqu’elle est suffisamment nourrie en bitcoins par des humains (ou d’autres entités).

 

Pour aller plus loin : 

Monart, la blockchain au service de l’art

Monart développe une place de marché et une communauté autour de l’art contemporain en exploitant toutes les potentialités de la blockchain. De l’authentification des oeuvres, réalisée par les artistes eux-mêmes, aux multiples possibilités d’échange offertes par ses smart contracts, Monart permet à sa communauté de savourer la création artistique en partageant la valeur créée.

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