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25 juin 2019

7 conseils pour bien négocier son salaire

Publié par Arnaud DELPHIN | Carrières

"Quelles sont vos prétentions salariales ?" C'est la question qui peut rapporter gros...ou pas ! Pour mettre toutes les chances de votre côté de convaincre votre recruteur de retenir votre candidature et de vous proposer un niveau de rémunération conforme à vos attentes, quelques règles sont à respecter. Arnaud Delphin, coach en évolution professionnelle a profité de la conférence organisée par l'ACL sur le campus de l'ECL pour partager quelques précieux conseils sur les techniques de négociation salariale. Il était accompagné sur scène par Bertrand Waymel, DRH de Novasep et par Eric Locatelli (ECL 86), Président du réseau Servimo, venus apporter leur expertise sur le sujet.


1- Identifier vos leviers de performance

Négocier son salaire implique de bien se connaître, de s’interroger non seulement sur ce que l’on est capable d’apporter à l’entreprise, mais aussi, de façon plus personnelle, sur les motivations qui nous amènent à vouloir évoluer professionnellement. Il est également important de savoir dans quels environnements on se sent le plus à l’aise, afin d’être sûr que notre candidature répond parfaitement aux attentes de l’employeur, et à ce que l'on cherche réellement. Compétences, personnalités et motivations, autant de leviers de performances que l’on aura préparés en amont et qui serviront à mieux valoriser notre candidature, et à justifier nos attentes salariales.

2- Incarner vos compétences avec des exemples précis

Savoir se vendre lors d’un entretien d’embauche, c’est d’abord valoriser les prestations que l’on est en mesure d’apporter à l’entreprise. « Voilà les projets que j’ai su porter, comment je m’y suis pris et quels ont été les résultats. » En incarnant vos compétences au travers d’expériences significatives, vous aidez le recruteur à visualiser vos savoirs-faire et savoirs-être de façon plus efficaces qu’au travers de phrases formatées remplies de buzzwords.

 

Exemple. Lors d’un entretien, deux candidats au profil identique expliquent leur vision du management participatif. Le premier indique qu’il réunit régulièrement ses équipes afin de les faire parler sur les solutions envisagées avant de trancher en dernier ressors. Le second quant à lui raconte qu’il y une quinzaine d’années, il a développé un réseau de télécoms en Afghanistan avec une équipe de 25 expatriés qu’il réunissait chaque lundi matin. Avec eux, ils définissait ce qu’ils avait à faire avant de trancher en dernier ressors. 6 mois plus tard, le réseau Telecoms était opérationnel, et les premières cartes SIM distribuées aux membres de l’ONU et des ONG.

 

Le recruteur se souviendra davantage du second candidat, non seulement parce que son expérience est hors du commun, mais aussi par que ce dernier a su démontrer avec un exemple à l’appui, sa façon de gérer le management participatif.

 

Justifier ses compétences par des exemples concrets permetainsi à l’employeur de visualiser plus facilement ce que l’on peut apporter à son entreprise. Le recrutement n’est plus perçu comme un coût salarial mais comme un investissement dans des compétences utiles et clairement identifiées.

 


3- Se renseigner sur les courbes de salaire dans le secteur

Si dans la grande majorité des cas, le niveau de rémunération est précisé dans les annonces, il n’est pas inutile d’investiguer auprès de votre réseau ou de sources référentes en matière salariale (Michael Page, Robert Half, APEC, Cadremploi…) afin de connaitre les grilles de salaire du secteur. Ce préalable permet d’indiquer ses prétentions salariales sans risques de se positionner hors cadre.

4- Déterminer au préalable votre fourchette de rémunération

Quel est le plus haut niveau de rémunération que vous pouvez légitimement justifier par rapport à votre expérience et votre expertise? Ce maximum ne doit pas être pensé comme votre objectif de rémunération. Celui-ci doit au contraire correspondre au minimum auquel vous prétendez. Pensez également à identifier un salaire plancher en deçà duquel vous refuserez de vous engager. Avoir ses 3 niveaux de rémunération en tête vous aidera à bien négocier votre futur salaire lors des entretiens.

5- Reculer le moment d’annoncer vos prétentions salariales

Quelles sont vos prétentions salariales ? Le jeu consiste à ne pas répondre du tac-o-tac mais de rappeler la prestation que votre proposez et le périmètre du poste qui vous est proposé. Ne pas hésitez à poser des questions (KPI, équipe...) pour bien comprendre ce que l’entreprise attend de vous. Ce sont autant d’éléments que vous pourrez utiliser pour justifier votre candidature et la rémunération demandée au regard de vos expériences vécues. Idem si le recruteur vous demande votre ancien salaire. Commencez par rappeler quel était le périmètre de votre précédant poste, et les éventuelles différences avec celui auquel vous postulez aujourd’hui. Après cela seulement, vous pourrez préciser une fourchette de salaire souhaité.

6- Négocier une évolution salariale à court terme

Si vous ne parvenez pas à vous entendre avec le recruteur sur le niveau de rémunération, et si le poste vous intéresse malgré tout, pourquoi ne pas proposer de revoir votre salaire dans 6 mois ou 1 an sous réserve de l’atteinte d’objectifs clairement définis. Cela permet d’apporter une solution à une situation compromise.

7- Ne partez pas sur un échec

Vous n’êtes pas parvenu à vous entendre avec le recruteur sur les termes du contrat ? D’autres formes de collaboration sont possibles (mission à durée limitée, mise en relation avec d’autres décideurs). Putôt que de conclure votre entretien sur une impasse, profitez des dernières minutes pour proposer de nouvelles perspectives. Mieux vaut toujours laisser la porte entrouverte plutôt que de la claquer.

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