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Association des Centraliens de Lyon

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CentraleSupélec
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09 janvier 2019

CentraleSupélec : un écosystème exceptionnel au service de la santé

Secteur en pleine mutation, la santé et plus généralement le vivant doivent relever de multiples défis, tels que des diagnostics de plus en plus précis, la mise au point de nouveaux traitements, la prise en charge toujours plus personnalisée et connectée du patient ou encore l’organisation des systèmes de soin. Dans ce contexte, la coopération entre l’univers médical et le monde de l’ingénierie est indispensable à la réalisation de progrès significatifs. C’est pourquoi CentraleSupélec s’est très fortement positionnée sur ce secteur.


Face à ces nouvelles problématiques, les progrès réalisés s’appuient sur des ruptures scientifiques et technologiques diverses et font de plus en plus appel à une multitude de compétences.

Or, ces progrès ne pourront être réalisés que par une démarche associant trois grandes composantes :

- le monde traditionnel de la santé (médecine, pharmacie et biologie) ;
- le monde de l’ingénieur et ses disciplines historiques (mathématiques appliquées, physique, science des nano-objets, mécanique, génie électrique et électronique…) ;
- une approche scientifique fondée sur le triptyque « modélisation – simulation – caractérisation expérimentale », véritable marque de fabrique de notre école.

Nous touchons donc là non seulement au cœur des compétences historiques de CentraleSupélec et à son positionnement de spécialiste des systèmes complexes, mais également au cœur de ses missions : la formation, la recherche, l’innovation et la valorisation au plus haut niveau scientifique, au bénéfice de la société et des entreprises.


Une thématique très développée à l’École

En matière de formation tout d’abord, le domaine de la santé, déjà pleinement intégré aux enseignements de la 1re à la 3e année des cursus Ingénieur Centralien et Supélec, est l’un des huit secteurs de formation du nouveau cursus Ingénieur CentraleSupélec, mis en œuvre depuis la rentrée 2018.

L’École propose également des formations dans le domaine de la santé et/ou du vivant dans six masters et un executive certificate en e-santé et télémédecine.
L’implication de notre centre de recherche est également remarquable, la quasi-totalité des laboratoires sont investis de manière pérenne dans le domaine de la santé et plus généralement des sciences du vivant.

En enseignement comme en recherche, CentraleSupélec a développé des compétences dans les quatre secteurs de l’ingénierie pour la santé : la modélisation pour la santé (thérapies), l’instrumentation de pointe (med tech), l’ingénierie tissulaire et les services pour la santé.

S’y ajoutent les liens privilégiés tissés par l’École d’une part avec le monde des entreprises (Sanofi, Servier, Pierre Fabre, LFB, Novadiscovery, Suez…) et d’autre part avec de grands organismes de recherche français et internationaux. À ce titre, les accords-cadres signés avec l’Inserm, l’Irstea, l’AP-HP et plus récemment l’Institut Gustave Roussy constituent de véritables marques de reconnaissance de nos compétences.

Enfin, plusieurs start-up, dont de très prometteuses, sont issues de nos diplômés ou de nos enseignants-chercheurs : TheraPanacea (voir l’article en page xxx), Biomodex (voir notre article dans le n° 649 de Centraliens), Immersive Therapy (voir encadré en bas d'article).


Nos trois domaines d’excellence

La diversité des activités de recherche, d’enseignement ou d’innovation dans le domaine de la santé est très importante, comme l’illustrent les exemples ci-dessous.
Mieux soigner la maladie de Parkinson avec la Brain Stimulation (DBS).

La DBS, stimulation électrique de certaines zones cérébrales, est aujourd’hui l’une des thérapies privilégiées dans le traitement des symptômes moteurs parkinsoniens. Mais elle souffre encore d’importantes limitations auxquelles Antoine Chaillet (Laboratoire des systèmes et des signaux) souhaite remédier grâce aux principes de l’automatique.

Certains symptômes étant liés à des oscillations cérébrales intempestives dans des zones profondes du cerveau, l’enseignant-chercheur propose ainsi d’atténuer ces oscillations et d’affiner la DBS pour que le signal de stimulation s’adapte en temps réel à l’état du patient, à partir de mesures provenant d’électrodes implantées. Son objectif est d’adapter l’intensité et la force du signal de stimulation pour rendre le traitement plus efficace… et énergétiquement plus économe.

ECP-1-1765 : TP option de 3è année

 

Mieux traiter le cancer du sein grâce aux mathématiques

Impact du traitement reçu par une femme atteinte d’un cancer du sein sur la durée de survie sans rechute, prédiction de la survie sans rechute en fonction des caractéristiques génétiques… telles sont les questions auxquelles Sarah Lemler (laboratoire MICS) souhaite apporter des réponses par une analyse statistique adaptée à la grande dimension reliant la durée de survie sans rechute à des variables génétiques et cliniques (âge, taille de la tumeur, stade de la maladie…).

Sarah travaille ainsi sur une cohorte d’environ 250 patientes, disposant pour chacune d’entre elles de six variables cliniques et de près de 45 000 niveaux d’expression de gènes. Son objectif est d’améliorer les traitements en agissant plus spécifiquement sur les gènes qui influencent la durée de survie des patientes. Un enjeu au cœur de l’essor de la médecine personnalisée.


Prédire la réponse à l’immunothérapie grâce à l’IA

Très récemment, une étude publiée dans The Lancet Oncology a établi pour la première fois qu’une intelligence artificielle peut exploiter des images médicales pour en extraire des informations biologiques et cliniques.

En concevant et en entraînant un algorithme à analyser une image de scanner, des médecins-chercheurs de Gustave Roussy, CentraleSupélec, l’Inserm, l’université Paris-Sud et TheraPanacea (spin-off de CentraleSupélec) ont créé une signature dite radiomique, qui détermine un score prédictif de l’efficacité de l’immunothérapie chez un patient. À terme, le médecin pourrait donc utiliser l’imagerie pour identifier des phénomènes biologiques d’une tumeur située dans n’importe quelle partie du corps sans avoir à réaliser de biopsie.


La santé au cœur du nouveau cursus

La santé est présente dans de nombreuses séquences thématiques du nouveau cursus de CentraleSupélec.

L’une des nouveautés de ce cursus réside dans la maîtrise des systèmes complexes à travers des domaines applicatifs. À titre d’exemple, au cours de la première de ces séquences, lancée depuis novembre et plus spécifiquement consacrée à la modélisation, la santé fut abordée dans trois des huit sujets proposés aux élèves :

• bioingénierie : produire, protéger, réparer ;
• robotique médicale ;
• propagation virale (épidémique et marketing).

 

Pour aller plus loin : 

Immersive Therapy : la start-up qui révolutionne le traitement des acouphènes
Alors que les millions de personnes souffrant d’acouphènes n’ont souvent d’autres choix que de « faire avec », la start-up Immersive Therapy pourrait bien changer la donne. Créée à Rennes par un étudiant, Lilian Delaveau, et les enseignants-chercheurs de l’équipe FAST (Facial Analysis, Synthesis and Tracking) Catherine Soladié et Renaud Séguier, cette entreprise médicale souhaite faire disparaître les acouphènes par une thérapie innovante s’appuyant sur les technologies de réalité virtuelle et augmentée.

 

Les chiffres clés de l’école dans le secteur santé/sciences du vivant
• 25 % des enseignants-chercheurs impliqués de façon pérenne
• 87 permanents dans 13 laboratoires de recherche, une chaire « Centre d’excellence en
biotechnologies blanches » et une participation dans 4 Lidex de l’université Paris-Saclay
• 12 hôpitaux et organismes de recherche partenaires
• 13 entreprises partenaires (enseignement)
• 4 accords-cadres signés
• Membre des pôles de compétitivité Medicen et Systematic
• Des coopérations développées avec de nombreuses institutions au niveau mondial

 

 

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